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 Quelque part

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Aklatan
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Date d'inscription : 04/07/2008
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Localisation : Collines de Sous-Voûte-Chêne, la maison à côté de la cascade, où un gnome taille parfois des pierres.

MessageSujet: Quelque part   Mar 25 Aoû - 19:14

Gravier du néant, élément uniforme, oursin des espaces noirs, pierre d'autre surface... Un élément aiguillonneux qui roule. Il sautille et roule à nouveau, descend, virevolte, remonte et retombe, pour rouler encore une fois.
Dans les fumerolles aux reflets changeants, il s'arrête. Aucune raison apparente, ni sens, ni pensées, ni faiblesse ou orgueil d'une âme inexistante... ni esprit. Un brin de rayon lumineux seulement ouvert dans l'axe vertical des choses. Les mouvements gazeux se teintent d'un contraste pur en goûtant son fiel, puis reprennent un ton pourpre en refermant la porte, pour virer au doré, avant le vermillon...
L'élément uniforme roule un peu plus devant lui ; il s'attache à la clarté, et l'étend devant lui comme on linge se dépliant. Puis il roule encore, un peu plus en arrière, et étend la lumière comme il étirerait de la pâte fraîche. Son rayon lumineux est désormais plus large. Mais à son contact, les brumes ondulantes se heurtent fébrilement. Des sillons plus denses se dessinent dans l'atmosphère revirant au pourpre, et commencent à frétiller avec une tension croissante. De minuscules éclats orageux à la brillance intensément rougeoyante se font plus nombreux et farouches, au fur et à mesure de l'effervescence. Les ondulations brumeuses s'entrechoquent de plus belle comme avec la lumière, devenue fâcheux miroir, provoquant le soulèvement d'un ôdieux tonnerre dont la voix s'élève avec le scintillement furieux de ses reflets.
Le déchaînement énergétique des cristaux de lumière font tournoyer la brume, se noircissant toujours plus, lançant dans leur ronde l'ôde à la force centrale, un large rayon suspendu au doigt auguisé d'un élément errant. Il reste le même. Muet et immobile. Soudain il il frémit. Comme si une puissance occule balayais l'essence du tumulte d'un geste, le mouvement exponentiel se fige. Les brumes se désenclavent, se dispersant à nouveau vers leur flottement continuel, et la foudre disparaît, les couleurs refroidissent, le calme revient.
Depuis de longs instants, l'élément observe la progression du phénomène. En silence. Il se craquele enfin, se vêtissant de fissures et de cicatrices ininterrompues, même mortellement sinueuses, tout autour de sa sphère imparfaite. Puis il frémit, encore une fois ; et il roule. Quitant le rayon de lumière qu'il abandonne à sa métamorphose , il repart au creux des sillons colorés, et vers combien d'autres encore...




-(Un texte qui doit être goûté sans autre regard que celui du vide originel, afin d'en ressentir toute la simplicité et la lenteur... jusqu'à son aboutissement.
Ecrit par un besoin de surmonter un désordre psychologique. Sans précisions.)

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