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 Epigraphes aux Troubadours

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Aklatan
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MessageSujet: Re: Epigraphes aux Troubadours   Sam 26 Juil - 18:50

XXVI.

« We put stuff in there that was not really that good, but fortunately there were a couple of gleaming things that everyone remembers while they’ve forgotten the dross.» (Michael Palin)

Ian Johnston, « Michael Palin : Monty Python was ‘not very good’ », The Independant, April 8th 2014

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MessageSujet: Re: Epigraphes aux Troubadours   Mer 13 Aoû - 15:55

XXVII.

« le fili […] est une sorte de magicien, dont le prestige est dû à une puissance surnaturelle […] il chante dans la salle à manger ou dans la chambre des dames ; il va au combat avec les troupes, les encourage de ses chants, et célèbre la gloire des morts ; même il tire l’épée comme un homme d’armes et prend part à la lutte, au péril de sa vie. Mais le fili est en même temps un prophète dont les poèmes dévoilent l’avenir ; c’est aussi un médecin et juge, c’est-à-dire qu’il est capable de trouver les formules qui guérissent les malades ou punissent les délinquants. Pour tout dire, c’est quelqu’un qui connaît la vertu des mots »

J. Vendryès, Choix d’études linguistiques et celtiques, C. Klincksieck, Paris, 1952, coll. « Linguistique », p. 214

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MessageSujet: Re: Epigraphes aux Troubadours   Jeu 28 Aoû - 7:58

XXVIII.

Lēoð wæs āsungen,
glēo-mannes gyd. Gamen eft āstāh,
beorhtode benc-swēg

[Le poème était fini,
le chant du ménestrel. La liesse reprit,
clair résonnait le chœur des convives]

ANONYME, Beowulf, édition et traduction d’André Crépin, Librairie Générale Française, Paris, 2007, coll. « Lettres gothiques », p. 112-113

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Dernière édition par Aklatan le Mar 14 Oct - 22:34, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Epigraphes aux Troubadours   Sam 11 Oct - 11:55

XXIX.

An Arrow at noon day here once did fly,
Which wounded every man & family.
This poyson soon the Body overspread,
And seiz’d upon the spirits, lungs & head.
’Tis strange, such brittle vessels did not break,
When as the strongest scarce could help the weak.
[…]
A Child but newly born, shall then foretell
Great changes in a Winding-sheet; Farewell.

S. DANFORTH, “From MDCXLIX, An Almanack for the Year of Our Lord 1649”, Samuel Danforth’s Almanack Poems and Chronological Tables, 1647-1649, University of Nebraska – Lincoln, p. 14-15 (“December”, “February”)

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MessageSujet: Re: Epigraphes aux Troubadours   Mar 14 Oct - 22:33

XXX.

Faisons un pet pour nous divertir. Je ne vois rien de meilleur.

A. DE LA HALLE, Le jeu de Robin et Marion, Honoré Champion, Paris, 2008, coll. « Traduction des classiques du Moyen Âge », p. 38, v. 485

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MessageSujet: Re: Epigraphes aux Troubadours   Mer 22 Oct - 19:48

XXXI.

Est enim scholarium gens perperam educata communiter, et nisi majorum regulis refraenentur, infrunitis inscitiis insolescit. Aguntur petulantia, praesumptione tumescunt ; de singulis judicant tanquam certi, cum sint in omnibus inexperti.
Videbis fortasse juvenem cervicosum, in studio segniter residentem, et dum hiberno tempore hiems alget, nasus irriguus frigore comprimente distillat, nec prius se dignatur emunctorio tergere, quam subjectum librum madefecerit turpi rore. Cui utinam loco codicis, corium subderetur sutoris. Unguem habet fimo faetenti refertum, giganti similimum, quo placentis materiae signat locum. […] Convenit autem prorsus scholarium honestati, ut quoties ad studium a refectione reditur, praecedat omnino lotio lectionem, ne digitis sagimine delibutis, aut signacula libri solvat, aut folia prius volvat. […] Hoc etiam clericus disponat, ut olens ab ollis lixa cinereus, librorum folia non contingat, illotus, sed qui ingreditur sine macula, pretiosis codicibus ministrabit.


[Il existe en effet une gent écolière fort mal élevée en général, et qui, si elle n’était pas retenue par les règlements des supérieurs, deviendrait bientôt fière de sa sotte ignorance. Ils agissent avec effronterie, soit gonflés d’orgueil et quoi qu’ils soient inexpérimentés en tout, ils jugent de tout avec aplomb.
Vous verrez peut-être un jeune écervelé, flânant nonchalamment à l’étude, et tandis qu’il est transi par le froid de l’hiver, et que comprimé par la gelée son nez humide dégoutte, ne pas daigner s’essuyer avec son mouchoir avant d’avoir humecté de sa morve honteuse le livre qui est au-dessous de lui. Plût aux dieux qu’à la place de ce manuscrit on lui eût donné un tablier de savetier ! Il a un ongle de géant, parfumé d’une odeur puante, avec lequel il marque l’endroit d’un plaisant passage. […] Enfin, il sied à l’honnêteté des écoliers de se laver les mains en sortant du réfectoire, afin que leurs doigts graisseux ne tachent point le signet du livre ou le feuillet qu’ils tournent. […] Que le clerc couvert de cendres, tout puant de son pot au feu, ait soin de ne pas toucher, sans s’être lavé, aux feuillets des livres ; mais que celui qui vit sans tache ait la garde des livres précieux.]

(RICHARD DE BURY, Philobiblion. Tractatus pulcherimus de amore librorum, rédigé entre 1343-1345, éd. et trad. Hippolyte COCHERIS, Philobiblion. Excellent traité sur l’amour des livres par Richard de Bury, Paris, 1856, pp. 144-158 et pp. 270-273)
J. STIENNON, G. HASENOHR, paléographie du Moyen Age, Armand Colin, Paris, 1973, p. 307 – 310

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MessageSujet: Re: Epigraphes aux Troubadours   Dim 16 Nov - 20:24

XXXII.

« Sire, fait il, la ors semoille
Uns chevaliers en cele lande. »

[« Monseigneur, fait-il, là dehors, sur la lande,
il y a un chevalier qui sommeille. »]

CH. DE TROYES, Le Conte du Graal, ou le Roman de Perceval, Librairie Générale Française, CH. MÉLA éd, 1990, coll. « Lettres gothiques », v. 4166-4167

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MessageSujet: Re: Epigraphes aux Troubadours   Sam 22 Nov - 19:48

XXXIII.

« Vit les forests et vit les plains
Et lo chastel sor la faloise.
« Sire, fait il, s’il ne vos poise,
Demander vos voil et enquerre
Qui est sire de ceste terre
Et de cest chastel ci elués. »
Et li ostes respondi lués :
« Sire, ne sai.[»]


[« Il voit les forêts, il voit la plaine,
et le château sur la falaise.
« Monseigneur, fait-il, si cela ne vous ennuie,
je souhaite vous demander et savoir
quel est le seigneur de cette terre
et du château que voici. »
Son hôte lui a aussitôt répondu :
« Monseigneur, je l’ignore. »]

CH. DE TROYES, Le Conte du Graal, ou le Roman de Perceval, Librairie Générale Française, CH. MÉLA éd, 1990, coll. « Lettres gothiques », v. 7418 – 7425

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MessageSujet: Re: Epigraphes aux Troubadours   Sam 11 Avr - 15:23

XXXIV.

l.115 – 123
Fryer Tucke
Here is an huckle duckle,
An inch above the buckle.
She is a trul of trust,
To serve a frier at his lust,
A prycker, a prauncer, a terer of shetes,
A wager of ballockes when other men slepes.
Go home, ye knaves, and lay crabbes in the fyre,
For my lady and I wil daunce in the myre,
For veri pure joye.

l.183 – 194
The Potter
Why should I paye passage to thee?

Robyn Hode
For I am Robyn Hode, chiefe governoure
Under the grene woode tree.

The Potter
This seven yere have I used this way up and downe,
Yet payed I passage to no man;
Nor now I wyl not beginne, to do the worst thou can.

Robyn Hode
Passage shalt thou pai, here under the grene wode tre,
Or els thou shalt leve a wedded with me.

The Potter
If thou be a good felowe, as men do the call,
Laye awaye thy bowe,
And take thy sword and buckeler in thy hande,
And see what shall befall.

ANONYMOUS, Robin Hood and the Friar and Robin Hood and the Potter, mid. 16th c., from Stephen KNIGHT, Thomas OHLGREN, eds., Robin Hood and Other Outlaw Tales. Kalamazoo: Western Michigan University (TEAMS Collection), 1997, 2nd ed. 2000

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MessageSujet: Re: Epigraphes aux Troubadours   Jeu 14 Mai - 9:03

XXXV.

PETER: […] O play me some merry dump to comfort me.
MUSICIAN: Not a dump we, ‘tis no time to play now.
PETER: You will not then?
MUSICIAN: No.
PETER: I will then give it you soundly.
MUSICIAN: What will you give us?
PETER: No money on my faith, but the gleek. I will give you the minstrel.
MUSICIAN: Then will I give you the serving-creature.
PETER: […] then music with her silver sound,
Why silver sound, why music with her silver sound?
What say you, Simon Catling?
MUSICIAN: Marry sir, because silver hath a sweet sound.
PETER: Prates, what say you Hugh Rebick?
2 MUSICIAN: I say silver sound, because musicians sound for silver.
PETER: Prates too, what say you James Soundpost?
3 MUSICIAN: Faith I know not what to say
PETER: O I cry you mercy, you are the singer. I will say for you, it is music with her silver sound, because musicians have no gold for sounding:
Then music with her silver sound
With speedy help doth lend redress.
MUSICIAN: What a pestilent knave is this same?
2 MUSICIAN: Hang him Jack, come we’ll in here, tarry for the mourners, and stay dinner.

W. SHAKESPEARE, Romeo and Juliet, IV, 5, Penguin Popular Classics, London, 1994, p. 121 – 123

[PIERRE
Oh oui, jouez-moi quelque joyeuse complainte, pour me consoler.
PREMIER MUSICIEN
Pas de complainte. Ce n’est pas le moment de jouer.
PIERRE
Alors, vous ne voulez pas ?
PREMIER MUSICIEN
Non.
PIERRE
Alors, je vais vous en donner, et solide.
PREMIER MUSICIEN
De quoi vas-tu nous donner ?
PIERRE
Non de l’argent, par ma foi, mais de la réputation ! Je vous donnerai du racleur de manche.
PREMIER MUSICIEN
Et moi je te donnerai du cireur de bottes.
[…]
PIERRE
Voici que la musique aux sons argentins…
Pourquoi des « sons argentins » ? Pourquoi « musique aux sons argentins » ? Tu peux me le dire, Simon du Boyau des Chats ?
PREMIER MUSICIEN
Eh, monsieur, c’est que l’argent a un son bien agréable.
PIERRE
Pas mal. Et qu’en dis-tu, Hugues Le Rebec ?
DEUXIÈME MUSICIEN
Les sons, je dis que c’est argentin, puisque les musiciens les produisent pour de l’argent.
PIERRE
Pas mal non plus. Et qu’en dis-tu, Jacques du Crincrin ?
TROISIÈME MUSICIEN
Ma foi, je ne sais que dire.
PIERRE
Oh, je te demande pardon : j’oubliais que tu es chanteur. Je vais le dire pour toi. C’est « la musique aux sons argentins », parce que vous autres, les musiciens, n’avez jamais d’or à faire tinter.
Voici que la musique aux sons argentins
Nous rend bientôt l’allégresse.
Il sort.
PREMIER MUSICIEN
Le puant larbin !
DEUXIÈME MUSICIEN
Qu’il aille se faire pendre ! Viens, entrons là, on va attendre le cortège… et on restera dîner.

W. SHAKESPEARE, Roméo et Juliette, IV, 5, Y. BONNEFOY trad., Gallimard, 1985, p. 166 – 167]

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