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 La médite Troubadourienne - Une fraise pourrie est un Bel Attrape-Couillon

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Aklatan
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Date d'inscription : 04/07/2008
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Localisation : Collines de Sous-Voûte-Chêne, la maison à côté de la cascade, où un gnome taille parfois des pierres.

MessageSujet: La médite Troubadourienne - Une fraise pourrie est un Bel Attrape-Couillon   Mar 1 Juin - 21:38

On peut ajouter bien des agréments dans une tare aux fraises : du sucre glace ou de la cannelle, ou encore de la vanille… Génial ! Mais la tarte des bagarreurs orgueilleux a crée un système plus vicieux encore que les fibres de fraises qui collent aux dents : l’éducation.
Lors que l’on met pied sur le sol du monde, apprend à marcher, certes, ou encore à pas lâcher des ruines quand une discussion paisible à une table profite d’un air pur (et l’avantage des ruines, c’est que ça bouge pas : soit ça s’agite dans le bide pour réclamer à vite exercer ses talents de ténor anal aux écureuils du sous-bois d’à côté, soit ça sort par la bouche, c’est aussi bien mais c’est moins spectaculaire pour qui veut en admirer la sortie).
Mais l’éducation prise en main par des gens qu’on ne connaît même pas est tout autre : déjà on s’entasse dans des espaces clos et sombres, sur des chaises à vous coller des crampes atroces en y restant avachi toute la journée, et puis tout le monde contemple l’ahurissement de chacun.
Et à long terme, on veut vous faire comprendre qu’on a choisi de ne vous faire viser qu’on objectif : le brassage aléatoire des connaissances. Et pour arriver au niveau de ce brassage, il faut s’esquinter, pour en arriver à bout, il faut plancher davantage, et puis à un certain âge du vieillissement de votre jeunesse, on vous révèle un secret : c’est pour pouvoir faire plein de choses après, toutes celles que vous voudrez. Chouette ! Mais je vois difficilement comment faire plus de choses, avec les journées que je me paye en exauçant leurs quatre volontés. Ca ne peut qu’être mieux, de toute façon, tant qu’on est plus à leur botte ! Alors il faut demander, on n’a rien sans rien…
« Pour faire quelle choses ? Et bien pour travailler, après !
- Mais on fait que ça, de travailler, on doit continuer après ? Je croyais qu’on allait faire plein de choses comme on voulait ?
- Tu n’as jamais goûté à la tarte aux fraises ? »

J’en reviens pas. Leur éducation – autrement dit ce qui consiste à faire un meuble-grenier de la caboche pendant des années et des années – n’était qu’une grossière et affligeante arnaque.
« Sans le brassage aléatoire des connaissances, on ne peut rien faire. » Leurs propos sont complètement contradictoires. Peut-on faire plein de choses comme on le veut si le travail continue et continue toujours après ? Y a-t-il un autre brassage après une nouvelle vingtaine d’années de meuble-grenier ? J’aurais du mal, je ne sais pas si il reste ou non de la place dans mon grenier, mais je sais que mon dos est déjà écrasé, et ça me fait bien mal au cul (ce qui est paradoxal).
Ou alors leur conception est étrange –je ce que pensais déjà au départ, étant haut comme quatre pommes et demi, on commence à t’enfermer dans une salle puante jusqu’au coucher du soleil – sans doute considèrent-ils que ce qu’on « veut » parmi le plein de choses à faire, c’est du travail ? Mais je n’ai pas envie, je n’en ai jamais eu l’envie… Et qu’ils me demandent comment je mangerais plus tard, mais qu’est-ce que ça peut leur foutre, je ne compte pas me nourrir à la tarte aux fraises jusqu’à perdre mes dents ! J’aurais perdu la tête avant à ce train là !

Et finalement, depuis le début, le premier jour où l’on nous enferme sans prévenir pour meubler le grenier dont ils commencent progressivement à fermer les fenêtres, ne tend qu’à un seul but : le brassage aléatoire des connaissances. Il paraît que l’éducation sous cette forme ne mène qu’à cela : du travail vers le travail pour le travail. Trop de chose tue la chose. C’est encore pire quand cette chose ne suscitait pas un grand enthousiasme au départ, je pense… En fin de compte, la vie enfermée dans l’objectif-brassage dure bien plus longtemps que le soupçon de vie qui l’aura précédé. Une vie, ça ? En fait, la vie ce n’est pas un brassage aléatoire des connaissances, c’est un Bel Attrape-Couillon.


Et lorsque le Troubadour ressasse la fin insensée du système qu’une montagne d’orgueil a fait rouler pour jeter sur les épaules des peuples, il met en questions des alternatives. La maison au coin du bois qu’il a du quitter auparavant porte plus l’éclat de la vie que les cendres éparses accumulées par les coutumes sans ardeurs remises en œuvres des années durant sous les bras velus de cette organisation dogmatique et malsaine. De jeunes pousses d’herbes semblent s’être transformées en rocher, rejeton de la montagne, et répondent alors avec cynisme aux suggestions divergentes à ce sujet : « Ce qu’on en déduit de ton comportement, c’est que tu es asocial ». Malheureusement, il n’y avait aucun rapport. Quoi qu’il en soit, lorsque le Troubadour proposait de se joindre à lui pour jouer des airs en accompagnant sa flûte, ils devaient tous répondre en restant croupis : « Impossible, nous nous préparons à la vie, le Brassage Aléatoire des Connaissances ! »

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