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 Le banc percé

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Aklatan
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Date d'inscription : 04/07/2008
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Localisation : Collines de Sous-Voûte-Chêne, la maison à côté de la cascade, où un gnome taille parfois des pierres.

MessageSujet: Le banc percé   Dim 23 Mai - 17:49

Je l’ai rencontrée de façon tout à fait inattendue, un soir… Le banc était assez étroit, j’ai du me presser un peu contre elle, et contre tout attente la courante est tout de suite bien passée entre nous, et on le sentait bien tous les deux. C’est lorsque que j’ai remarqué avec admiration les reflets cuivrés qui la mettaient en valeur que nous avons découvert notre passion commune pour la forge ; et c’est là que tout a commencé : on ne pouvait plus se quitter, on était continuellement collés ensembles. Chaque fois qu’on essayait de se quitter, une sensation glaciale me suivait… Ca me prenait aux tripes, ça me rendait malade, j’avais l’impression de me vider entièrement, sans elle.
On a bien fait de garder le contact, nous restions ensembles à couler le bronze et des heures tranquilles, je m’amusais à lui montrer ce que j’avais dans le ventre et elle gardait la trace de chacun de mes exploits. Et tout ça sans se presser, ni même se faire de bile ; on comptait dessus l’un l’autre, et chacun faisait attention à ne pas tout remettre sur le dos de l’autre, lors de rares moments où nous poussions un peu loin… Malgré cela c’était elle qui me soutenait le plus souvent, je l’avoue, lorsque j’avais le cœur à l’envers ou l’estomac dans les talons, c’est vrai qu’elle était formidable.
C’est d’ailleurs à cela que l’on reconnaît celle qui nous convient : on ne s’emmerdait jamais avec elle ! A chaque fois qu’on se revoyait, c’était comme une libération… Et qu’elle était tordante, c’était à se faire dessus tant on se tripait ensemble ! Je cueillais des pêches et elle les ramassait –car elle savait que je n’aimais pas trop les pruneaux, que ça me faisait un peu chier à chaque fois – elle était tellement douce… d’une droiture ferme cependant, qui la rendait sèche parfois, mais très douce…
Un jour que nous étions réunis, j’ai eu une intuition. J’ai senti venir quelque chose, et c’en était très douloureux. Tout ce que j’ai réussi à lui pondre, c’était que je ne voulais pas la retenir, de la même façon je ne me suis pas retenu non plus. Certes, sur le coup, nous étions un peu gazés, embrumés rien qu’à admettre ce qui nous était tombé dessus d’un coup… Surtout sur elle, la pauvre, elle n’avait rien vu venir. Finalement, en forçant un peu, on est vite arrivé à un résultat. Et puis un jour elle est partie.

Je crois que cette période de ma vie restera à jamais gravée dans ma mémoire, et j’avoue qu’à chaque fois que je vais chier, à chaque fois j’y pense. J’y pense encore à chaque fois que je m’assieds sur le banc percé, où cette planche a été enlevée.

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