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 La médite Troubadourienne - Des lutins de greniers

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Aklatan
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Date d'inscription : 04/07/2008
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Localisation : Collines de Sous-Voûte-Chêne, la maison à côté de la cascade, où un gnome taille parfois des pierres.

MessageSujet: La médite Troubadourienne - Des lutins de greniers   Dim 16 Mai - 13:39

A qui n'est-il jamais arrivé de perdre des objets ? La vanité est un vilain défaut, c'est bien beau de dire ça quand on en pense pas un mot, cependant c'est un peu de magnanimité dans ce seul paradoxe ! Car si je suis le premier à déclarer "je la garde" dès que je trouve une clé rouillée, je vous fais don d'une morale, donc il y a bien une chose que je ne dois pas garder, c'est la vertu... cela dit en suivant mon principe je n'aurais même pas du dire tout cela, puisque les nuances et les intérêts sont très vite visibles et... Voilà des propos que l'on aurait mieux fait de perdre. Et c'est ce dont on a le moins besoin que l'on perd le plus vite. Mais il vaut mieux perdre vite pour peu de temps le nécessaire immédiat, ou le plus intéressant, du moins, que longtemps ou définitivement même après l'avoir eu un certain temps en sa possession. Soyons clair (haha, me direz-vous).
Je crois que c'est un lutin. Ou un fantôme malin. Ou toute autre petite créature à la silhouette étrange, à peine soupçonnable qui viendrait se glisser dans vos affaires pour les déplacer ou les emporter, avec ou sans pouvoir magique (vous êtes d'autant plus emmerdé lorsque votre possession lévite ou disparaît sans contact apparent d'un être matériel, qui soit dans les parages... Les plus impulsifs seraient frustrés de ne pas pouvoir lui tordre le cou illico).
Au fait, essayez de prononcer rapidement à répétition "cou illico" en soulignant bien le "cou", sinon ce serait de la triche en ne disant que "couillico". C'est pas si facile ; comme de retourner des crêpes, qui est comme retourner un type écrasé par un escadron de centaures. On sait qu'il est cassé de l'intérieur sans voir son visage, et alors on peut parier tout ce qu'on veut, selon l'absence ou la présence de caillou sur le chemin, d'un port de lunettes ou de n'importe quoi, on ne découvre la tronche du mort (ou agonisant assez coriace) qu'en le retournant convenablement pour savoir si elle n'est que barbouillée de boue, ou bien les yeux transpercés par le verre éclaté ou la peau déchirée par des caillasses. Paril pour les crêpes : on sait qu'on a du mal à les retourner malgré leur épaisseur apparente qu'on s'y essayant, ce qui prouve qu'on a laissé cuire trop longtemps sur le ventre. Le challenge de ce paragraphe est déjà lancé : avec deux groupes d'allitérations - qu'il faut parvenir à articuler avec une frénésie dantesque, pour encourager modestement -, entend-on des messages cachés ? On parlerait de coquelicot dans "cou illico" et d'un barde où êtes-vous dans "barbouillée de boue". Et c'est toujours à ce stade d'une conversation que l'on case un "JUSTEMENT !" pour rattacher deux sujets différents, alors que ces deux sujets n'ont justement aucun rapport entre eux. Très usité dans les débats.

Et donc, admettons qu'il s'agisse d'un lutin, ce lutin voleur s'amuse parfois à vous dérober des objets, il y en a d'ailleurs que vous ne retrouvez jamais. Vous avez certainement encore le souvenir d'un objet cher que vous brûliez de retrouver, et que depuis tant d'années, finalement, vous constatez disparu à jamais. Manque de bol, avec l'invention des toilettes, pour les postérieurs les plus délicats - très mauvaise invention d'ailleurs, car vous êtes toujours obligé d'aller au même endroit, ça devient un nid à saloperies, pour racheter ce défaut on tente de faire disparaître les colis en utilisant l'équivalent à chaque fois de trois jours d'hydratation pour une personne qui battrait le désert... en plus ça fait froid au cul - eh bien avec cette invention, la tâche est facilité pour le petit salopiaud puisqu'il n'a qu'à balancer l'objet dedans pour le balancer hors de sa vue, et de la vôtre (alternative humaine très commune dans son rapport à la nature... et après y a des savants fous qui inventent des poubelles, rhoooo !).
Certains mystères restent entiers puisqu'aucun pigeon n'est venu me visiter pour m'annoncer la découverte d'un lutin en flagrant délit (moi non plus je ne sais même pas à quoi cela ressemble), mais en plus il arrive de retrouver des objets soit juste sous votre nez alors qu'il s'était carrément volatilisé auparavant, soit à l'emplacement même où vous l'aviez laissé et où vous aviez assidûment constaté qu'il avait disparu ! Le gredin !
Comme j'en avais émis l'hypothèse plus haut (si je vous assure), il est probable que ce lutin malin fasse preuve d'une certaine empathie, puisqu'il vous rend votre possession après s'être amusé à vous le voir chercher des heures durant, jusqu'à désespérer. Et cela peut dépendre d'une certaine fréquence, en effet des objets importants à vos yeux peuvent disparaître très rapidement mais pour une durée très courte (le mystère est là, vous retrouvez l'objet là où vous ne l'auriez jamais déposé, même en y faisant attention), tandis que d'autres disparaissent un jour, pour de bon. Salutations, en fait ; le bougre va se faire un lit avec un de vos vieux bouquins, un feu de joie avec les pages, ou bien simplement le vendre dans son échoppe au pied d'un bouleau, dans le terrier à la consistance grenue, parfois ductile (merci compagnons de tous horizons, il fallait que j'en parle ! S'il y a une chose qui ne disparaît pas facilement, c'est la bien la peine; et dans de tels cas, ce n'est pas tant peine perdue... et cette phrase non plus ne signifie pas grand chose).
Cela dit, des objets réapparaissent après un long, très long temps, et vous vous émerveillez - ou non - notamment si vous vous étiez acharné à le chercher. Sinon, on peut douter d'une sournoiserie lutine ou d'un quelconque maléfice domestique, puisque vous l'aviez tout simplement paumé, et vous ne vous souciiez pas plus que ça de mettre la main, messire hasard a été bien gentil de vous rendre le machin auquel vous ne prêtez pas plus d'attention une fois de retour à sa place habituel "non, pas la cave à vin... non pas la cave c'est tout noir !... Non ! Aaaaaah...").

D'ailleurs, je ne suis pas le seul à parler de ces créatures qui fouillent votre habitation, ou vos poches (si il est très agile) ; la présence de lutins domestiques est commune aux légendes, dont elles font parfois l'éloge lorsque ce n'est pas un lutin détrousseur. Eh oui ! Il paraît qu'il est bon de le saluer chaque matin ou chaque soir, et de lui offrir des restes de nourriture, comme du pain, du lait, du fromage, ou des fonds de soupe (pas d'alcool, ils s'enivre vite).

Donc si le coffre de guilde disparaît avec tout son butin, c'est un lutin, d'accord ? Inutile de chercher plus loin, on pourrait accuser à mal (et je trouve ça trop injuste, d'abord), je préfère prévenir au cas où...

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