Les Troubadours des Plaines

Site officiel des Troubadours des Plaines
 
AccueilFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Gaggelon’kashka, à la fin du mois d'Aure : la Nuit des Songes Macabres

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Aklatan
Capitaine des Plaines
avatar

Messages : 483
Date d'inscription : 04/07/2008
Age : 105
Localisation : Collines de Sous-Voûte-Chêne, la maison à côté de la cascade, où un gnome taille parfois des pierres.

MessageSujet: Gaggelon’kashka, à la fin du mois d'Aure : la Nuit des Songes Macabres   Lun 26 Oct - 22:18

Une légende fondamentale prend place il y a bien longtemps, lors de la Lune des Vents en Myriondyl.
Une nuit de pleine lune, que l'écorce nuageuse impénétrable masquait pour cacher la lumière à l'oeil du monde.

A cette époque, de petits lutins de l'herbe avaient l'habitude d'habiter les légumes des champs de récolte (entraînant la méfiance des paysans quant à trouver une de ces créatures dans leur ragoût) tels que les navets, les potirons ou les citrouille, en cette saison.
On raconte que lors de cette nuit noire, des morts enterrés là, n'ayant jamais trouvé le repos, se seraient accrochés aux racines des légumes pour remonter à la surface, et nourris des âmes des lutins habitants les potirons. Les morts remontant à la surface auraient pris la forme d'une créature épouvantable, indisciblement terrifiante : un dieu étrange ayant plusieurs têtes, plusieurs bras, et même des racines en guise de membres supplémentaires... nommé Broulkashka. Sur son chemin, chaque créature qui venait à le croiser se voyait voler son âme.
Et alors qu'il se déplaçait pour faire entendre son grognement furieux et amer, en laissant derrière lui une odeur pestilentielle (dont il était dit qu'elle flétrissait chaque végétal, d'où la mortification des feuillages des arbres); tous les morts, les fantômes, les damnés, les suppôts démoniaques et de sorcellerie obscures revenaient dans le monde des vivants, appelés à semer l'ombre sur la région.
Parmi tous ces êtres de l’ombre daignant répondre au ténébreux appel, les esprits, créatures arrachées à leur incarnation terrestre, laissaient leur trace en passant près des habitations, ou autres campements abritant de la lumière. Toute lueur s’éteignait subitement à leur passage, en laissant derrière eux l’obscurité froide et incertaine ; la preuve en était qu’après le passage ou en présence d’un esprit, la flamme ne pouvait se rallumer par la suite.

La présence d’esprits malveillants aurait permis l’accomplissement de bien des actes maléfiques : ils accélèrent et assurent la concoctions de philtres et autres préparations alchimiques, s’imprègnent des malédictions pour les transmettre aux êtres ciblés, font tourner la chance ou le désespoir pour quiconque, intensifient les sorts de magie incantés, confère agressivité et nervosité aux animaux. Ces effets résultent, selon les sages, de la réaction des énergies malveillantes apparaissant lors du retour des esprits, avec l’énergie lunaire ; cela ne contredit pas la théorie populaire qui explique que nombre de fantômes sont en présence des êtres vivants pour guider leurs pas.

Tandis que le dieu Broulkashka avançait en appelant tous les êtres oubliés à sortir de leurs refuges ténébreux, on raconte qu’une personne parvînt à feindre l’ombre, en transportant une braise à l’intérieur d’une citrouille. Les esprits ne pouvaient éteindre cette lumière, abritée dans le légume dont ils avaient dévoré les habitants. Lorsque cette personne nommée Kaelick croisa le dieu, elle lui demanda de disparaître, pour laisser en paix la région ainsi que sa lumière. Broulkashka accepta à une condition. Il lui dit :
« Tu me donneras autant d’âme que j’en peux dévorer avec ta seule chair. »

Alors que Kaelick s’apprêtait à s’enfuir, le dieu vola son âme, avant de disparaître dans le sol, ne laissant à sa surface que ce qui restait des lutins de l’herbe : leurs silhouettes pétrifiées, forme naturelle de mortification.
Ainsi à la même période de l’année, vers la fin de la Lune des Vents, Kaelick revient sur les routes, éclairant son chemin de sa lanterne-citrouille, pour offrir éternellement une nouvelle âme au dieu du Maléfice, avant d’être renvoyé sur terre l’année suivante.

La tradition veut aujourd’hui que l’on dépose chez soi ou sur le seuil de sa porte quelques morceaux de pierre verdâtre tirée de la pétrification d’un lutin de l’herbe, ayant pour but d’éloigner les mauvais esprits. Les légumes de saisons associés à ceux des champs d’où sont sortis les morts, tels la citrouille, le navet ou le potiron, constituent un symbole très fréquent, en y insérant une braise, pour célébrer la seule lumière pouvant cohabiter avec le passage des esprits, mais aussi pour représenter Kaelick au falot (Keal-o’-lantern), dont le visage grimaçant est modelé dans le légume. Cette figure taillée dans la citrouille proviendrait également d’un autre racontar, selon lequel certaines personnes auraient observé un visage étrange en regardant la lune entre les nuages cette nuit là.
Quoiqu’il en soit depuis cette date, la fête des songes macabres, appelée aussi célébration de la nuit du vent noir, ou tout simplement Gaggelon’kashka (« marche de Kashka ») a lieu dans les contrées environnant celles de Myriondyl, comme Dardabriel, Valébène, la Govorie, la Cylgovie, et même l’Ile Naufragée et Kronnkaloë, plus au nord.
Il est dit que les esprits, démons, damnés, et autres créatures de la nuit reviennent en cette période, dansent, hurlent, effraient les vivants pour célébrer la venue de Broulkashka, mais avant tout leur propre retour qui marque leur présence en ce monde pour l’éternité.
C’est d’ailleurs en l’honneur de ces anciennes légendes, et pour ce qu’elles racontent à propos de l’influence des esprits sur les processions magiques et autres, que bon nombre d’événements de nature magique, criminelle, sorcellerie et sacrifices, ont lieu lors de la fête.
La fête populaire est souvent axée sur des festins agrémentés de viandes d’animaux des bois, et de fruits et légumes de saison. D’habitude des danses et de la musique anime la célébration autour d’un grand feu, dont est dressé au centre des flammes un épouvantail à la tête de citrouille ; tandis que le feu consume son corps fait de paille, la tête doit rester dressée jusqu’au matin. La fête consiste à la fois à rendre hommage à Broulkashka, ayant accordé leurs âmes aux vivants, et à célébrer les morts de l’année pour prier à leur repos, la fin des moissons, ainsi que la fin de la Lune des Vents. La fête prend fin alors lorsque le premier arbre aura perdu toutes ses feuilles (emportées par le vent de la Lune des Vents), ainsi beaucoup de légumes contenant une braise surveillent le seuil des portes, d’épouvantails à tête de légumes, les champs, et de touffes d’herbes roulées dans une bourse de cuir (symbole des lutins offert en sacrifice) parsèment encore les chemins et les ruelles jusqu’à ce moment.

Entre autres anecdotes, l'expression désignant un effluve désagréable "Ca sent la brouillure" viendrait de l'odeur immonde que laissait derrière lui Broulkashka.

Il existe de nombreux contes et d’autres légendes selon la culture et la religion autour de cette fête, que l’on peut entendre selon les régions. Ce dont on est sûr, c’est que l’on peut encore s’aventurer dans les chemins forestier la nuit, pour apercevoir la lanterne en citrouille de Kael-o’-lantern se mouvoir doucement dans l’obscurité, marchant chaque année à la rencontre des esprits rancuniers de l’ancien temps.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 
Gaggelon’kashka, à la fin du mois d'Aure : la Nuit des Songes Macabres
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» DOLLY chiot femelle croisé fox-yorkshire 5 mois SPA DOUAI 59
» CANICHE croisé Griffon de 6 mois champagne Roubaix (59)
» SISSI croisée caniche bichon 6 mois DOUAI (59) ADOPTEE
» MOIS DE GLACE
» bidouille york de 4 mois 1/ 2 (77)

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Les Troubadours des Plaines ::    Le Village :: La Grande Salle (rôle)-
Sauter vers: