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 Contridiconphanya - Partie 8

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Aklatan
Capitaine des Plaines
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Date d'inscription : 04/07/2008
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Localisation : Collines de Sous-Voûte-Chêne, la maison à côté de la cascade, où un gnome taille parfois des pierres.

MessageSujet: Contridiconphanya - Partie 8   Mer 12 Aoû - 14:00

Les Troubadours avaient repris leur marche vagabonde, après un instant de repos bien mérité. Ils avaient sous leur aile le dénommé Jack, dont le nom allumait une chandelle dans l'esprit des cinq musiciens.
"Grâce à vous je vais enfin pouvoir rentrer chez moi." les remercia-t-il une nouvelle fois.
("Après tout, il est sympa comme tout ce gars, dur-dur de songer à le ramener...") pensa Tarlun.
Ils ne firent que très peu allusion à Launardrel, expliquant chacun que c'était une toute autre histoire, dont il valait mieux se soucier plus tard.
" C'est vrai que t'étais vraiment mal tombé pour traverser les bois un soir de sabbat.
- Oui, enfin, je suis content d'en être sorti, après tout ; vous vous êtes fais piégés de la même façon ?" Ils étouffèrent quelques faux toussotements, se raclèrent la gorge pour se passer d'explications, et finalement exposèrent brièvement :
"Non, un gobelin bien embusqué, qui nous a joué un sale tour, très vile et fourbe...
- Mais on préfère ne pas en parler, n'est-ce pas?
- Carrément.
- Ouais, hem..
- Oh je vois, son gobelin de ménage; une petite crapule qui vous nargue quand vous êtes à deux doigts de vous faire croquer !"
("Comment on va faire pour piéger ce type, si c'est bien lui dont on est chargés ? On va pas lui faire du mal non plus ?") se demanda Aklatan.
Ils traversèrent la région des lacs avant d'arriver dans les plaines, que le vent caressait de ses doigts rafraîchissants. Jack aborda alors un autre sujet :
"Heureusement qu'elle ne s'en est pas prise à mes précieux haricots ; ça aurait été désastreux. Je ne sais pas pourquoi j'ai autant de problèmes avec ces haricots, depuis ces derniers temps... Ce sont des haricots magiques, voyez-vous.
- Ah, magiques?
("On est sensés l'enlever pour le livrer à l'autre connard dans sa tour de déglingué ? Il est trop amical, comment on va faire...") s'inquiéta secrètement Sermias.
- Oui, vous en plantez quelques-uns dans de la bonne terre et pouf : une grosse pousse mûrit et grandit, grandit ; je trouve ça merveilleux, il m'arrive d'en vendre. Mais j'ai l'impression que je ne devrais pas les vendre à n'importe qui !" conclût-il sur un ton jovial et avisé.
("On comte pas ramener ce gars hors de Contriconphanya j'espère, ce serait trop vache pour un mec comme ça.") réfléchit Aramanth.
Au loin, l'horizon semblait fendu. Une tige verticale s'élevait depuis le sol, on n'en voyait pas le bout, elle se perdait dans les nuages. Jack le fît remarquer :
"Voyez. Ces haricots font pousser une immense racine, on la voit là-bas, regardez... Voici ma maison. » Mais alors qu’il pointait du doigt la tige vertigineuse qui grimpait dans le dos du ciel, les Troubadours avaient les yeux rivés sur l’énorme arrosoir qui siégeait juste à côté ; il semblait adapté à la taille du végétal. Un arrosoir, géant, tout simplement.
("Il est pas méchant lui, il fait pas trop noob, il partage la boisson et les xp, et il a de l'initiative pour les pve et les contre-attaque ; je vois pas pourquoi on le livrerait au boss final, on va pas faire nos paloufs allys quand même...") moralisa Gribok.
- Vous habitez dans une racine ?
- Haha, non, ce n'est que mon escalier vers le ciel, il mène à un joli nuage où j'ai construit un château.
- And she's buying a staaaaiirway to heave...
- C'est génial ; d'où est-ce que vous tenez ces haricots ?
- Haha, secret familial. Mon grand-père les a chié après un pot-au-feu chez les ours Brûle-Tgorrh, d'anciens amis..." Tarlun laissa échapper un rire amusé, qu'il cessa en voyant que Jack ne riait pas.

Ils arrivèrent au pied du haricot, posté en plein milieu des plaines. En levant les yeux au ciel, un tronc à l'écorce verte, parcouru de tiges feuillues, se perdait dans la masse brumeuse des nuages. Le haricot s'élevait dans un désert d'herbe paisse, entourée de forêt, perceptibles à l'horizon lointain.
"Nous y sommes." déclara Jack, la mine comblée. "Voulez-vous que je vous fasse visiter ?" Tarlun prît aussitôt les devants :
"Ca aurait été avec grande joie mais nous devons vite nous en retourner chez nous, où nous attendent nos foyers tendres à nos coeurs que la distance fait soupirer.
- Wahé, sinon le gros arrosoir en bois… » voulût demander Aklatan, tranché par la réponse de Jack :
- Comme je vous comprends, il est doux de rentrer chez soi après moult péripéties. Et bien encore je vous remercie, nobles Troubadours, pussiez-vous trouver l'épanouissement et le repos sur les chemins du retour, en oubliant jamais cette contrée magnifique, si périlleuse soi-t-elle. Vous êtes les bienvenus ! Salutii !" Ils lui rendîrent sous salut, et le regardèrent grimper - avec une habileté déconcertante - le long du haricot magique, jusqu'à ce qu'il disparaisse dans les cieux.
Après un zéphire de silence, chacun brisa les chaînes frétillantes de fourbes suggestions :
"On va l'avoir : on envoie un pigeon qui lui dit de descendre impérativement, et une fois en bas, on l'empaquette !" lança Aramanth. Sermias enchérît :
"On fout le feu à son château, et on le ligote quand il s'enfuit !" Gribok contourna la proposition :
"Du moins on lui rend visite histoire de le faire sortir !" Aklatan s'y accorda volontiers :
"Ben voilà, on attend qu'il fasse nuit et hop, on le ligote !" Tarlun ajouta son avis avec entrain :
"On pourrait s'infiltrer dans sa chambre pour ce faire, ou bien tout simplement laisser faire le feu ou un essaim de guêpes géantes..." Depuis les nuages, d'énormes grondements fîrent tonner le ciel comme si quarante dieux l'avaient déchiré. Un hurlement suraigu succéda rapidement aux à-coups retentissants, et se rapprocha au fur et à mesure. Le regard surpris des Troubadours rencontra la silhouette de Jack, qui glissait à toute vitesse le long du haricot, faisant marche arrière, comme poursuivi par une menace monstrueuse. Il descendît les dix derniers mètres en chute libre, et s'écrasa sur le sol. Lorsqu’il releva la tête, il s'écria :
"Le géant ! Il m'a retrouvé ! Je vous l'avais dis, j'ai que des emmerdes ces temps-ci ! Il a volé mon château, et il arrive !" Habité par une effroyable panique, il les invita à prendre leurs jambes à leur cou (encore une fois, la fuite était le maître mot).

Ils n'eurent pas le temps de prendre cent mètres d'avance qu'un pachyderme humanoïde monumental fît trembler la surface du sol comme si le centre du monde avait éternué. Un géant aux allures d'ogre, entièrement nu, s'était lancé à leur poursuite, et ne tarderait pas à les happer, du haut de ses quatre-vingt douze pieds. Les fuyards avaient beau user de toutes leurs forces pour s'éloigner de cette masse titanesque dont l'ombre grandissait devant eux, elle ne cessait de s'approcher, les menacer de les saisir à chaque instant. Il suffisait au géant de tendre le bras pour...
"Aaaaah ! Merde, quoi !" se lamentèrent le groupe, alors que deux énormes mains venaient de les attraper brusquement, comme s'ils avaient été des fleurs en âge d'être cueillies. Les Troubadours avaient beau se débattre, ils étaient oppressés entre les gros doigts de la créature, qui les observait de ses yeux injectés de sang, avec un sourire moqueur qui laissait entrevoir ses dents jaunes. Il alla les porter à sa bouche... mais s'arrêta soudainement.
"Han, han... Ouais, prends ça, salope, mouais, t'aime ça hein... han han !" Plaqué contre le postérieur du géant, Launardrel faisait exercices de ses fonctions les plus talentueuses. Le géant tenta de le chasser en agitant son derrière, mais rien n'y fît : le tombeur Launardrel était incorrigible ; il baisait le géant futal ouvert. La créature se montra très nerveuses, avide de se débarasser de ce terrible pervers qui ne montrait aucun scrupule dans son ignoble procréation.
L'expression du géant se figea en un rictus crispé lorsque Launardrel alla plus loin : il alla plus loin. Tout simplement, il était entré la tête la première, et exécutait des va-et-vient frénétiques en remontant ses intestins. Le géant lâcha ses proies, livré aux douleurs intestinales les plus velues, et étouffa des cris de souffrances en se tenaillant le ventre. Il chercha même à extirper l'étranger en fourrant ses doigts dans son cul... il parvînt même à remonter bien loin ! Mais son coude gênait la progression. Launardrel, lui, en était déjà l'oesophage, à ce que purent constater les six voyageurs se remettant sur pied, à la vue de la créature qui se tortillait la gorge en y cherchant le parasite. Alors que chacun s'attendait à voir sortir le tombeur guerrier par la bouche, ils ne purent qu'observer leur surprise en contemplant le géant se crisper une nouvelle fois. Il se raidît, ne bougea plus, ses yeux se retournèrent... et il chuta en avant. Alors bien sûr, les Troubadours et Jack l'évitèrent en faisant un pas de côté ; pas en courant à la verticale alors que le monstre s'apprête à s'écraser sur eux, comme dans les films où les personnages sont d'une connerie déconcertante. (Comment ça, ici c'est pas mieux ?)
Le géant était mort, ou bien rincé. Son oeil droit trembla. Il se désimplanta pour laisser sortir Launardrel, couvert de sucs gastriques, de salive, et de morceaux de cervelle, qui s'allumait une pipe. Il interrogea, décontracté :
"Alors, heureux ? Wahou !" Les Troubadours reprirent lerus esprits pour se montrer reconnaissants :
"J'ai jamais vu ça de ma vie, c'était mortel.
- Merci beaucoup, Launardrel, heureusement que t'étais là.
- Nos plus chaleureux remerciements, messire Launardrel.
- Dément..." Il jeta sa pipe à terre, et arbora tout de suite une expression défaite et dévastée :
" Silence ! Je ne fume pas de ce tabac !
- Je vous reconnais..." commença Jack, qui fût interrompu :
"Ainsi donc ce monsieur vaut mieux que votre guide avec ses petits haricots ? Vous vous êtes montrés déserteurs de la reconnaissance la plus fleurie, pour disparaître de la fraîcheur que vous faisiez émaner à mes yeux ! C'en est ainsi ? Bah ! Tristes retrouvailles !
- Ouais désolés, mais y a un truc qui est vrai... c'est, c'est...
- C'est qu'on a vachement besoin de capturer Jack, pas vrai ?" reprît Aklatan à la suite de Tarlun, hésitant. Launardrel parût intrigué :
"Pardon ? Capturer ?
- Euh, oui, mais c'est un détail, voyons.." s'impliqua Aramanth. Sermias apparût fort cordial :
"Nous ferez nous un honneur, euh, merde t'as pas du vocabulaire Tarlun ?
- Un honneur de nous rendre gage en nous satisfaisant d'un double rachat...
- Capturer Jack, sans rancune et tralala... ?" Ce discours, si confus qu'il ne méritait de n'être ni explicite ni implicite, s'était déroulé sur un tapis de fausses intentions, dont le ton courtois et posé n'osait arracher le doute de l'esprit de l'arrivant et du malheureux Jack. Ce dernier murmura, sur u ton incertain, partagé entre la plaisanterie et la crainte :
"Me... me capturer ? Euh oui, sans doute, euh...est-ce une ruse pour le tromper, ou autre chose d'occulter ?" demanda-t-il tout bas à Sermias. Celui-ci lui proposa, sur un ton complice :
"Moui, contente-toi de marcher, fais comme si de rien n'était.
- D'accord."
Tarlun jeta un regard de collusion à Launardrel, qui paraissait désorienté, il désigna Jack de la tête et l'invita à le suivre. Launardrel haussa les épaules en acquiesçant d'un :
"Soit, nouvelle fourberie, tant qu'elle nous mène quelque part...
- En route, maintenant que tout est réglé. Il n'y a plus à s'en faire, et notre ami Launardrel est revenu...
- Pas trop, fais gaffe, Tarlun...
Ils marchèrent à la suite de Jack, qui jetaient des oeillades hasardeuses et mal-assurées de chaque côté. Aramanth se munît de sa corde lisse, Launardrel de son mouchoir en tissu, puis Tarlun donna son signal :
"Regardez ! Un haricot !" C'est alors que tous se jetèrent sur Jack, parés à l'attraper comme un lapin. Mais ils échouèrent : l'agile Jack évita leurs coups-bas, et courût hardiment pour s'éloigner d'un vingtaine de mètre, avant de fouiller sa poche et de jeter des haricots dans la terre, qu'il retourna rapidement du bout des doigts. Une épaisse tige verte jaillît de la terre à ue vitesse fulgurante, et grandît, grandît, à la vitesse d'un mètre toutes les trois secondes. Jack s'y étant suspendu s'envolant peu à peu ; il se posta comme accoudé au mât d'un navire prenant la mer, en déclarant d'un air triomphant :
"Que ce jour reste dans vos mémoires comme celui où avez failli capturer le vendeur de légumes Jack...
- Je l'ai !" se réjouît Aklatan alors qu'il venait de trancher le haricot croissant en trois coups de hache. La plante se courba puis s'écroula, se faisant se balancer Jack, qui tomba dans les bras hargneux de la sournoise coalition. Elle le bâillonna et l'encorda fermement, et reprît la route en direction du sud.

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