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 La Citrouille Balafrée : histoire de campagne

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Aklatan
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Date d'inscription : 04/07/2008
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Localisation : Collines de Sous-Voûte-Chêne, la maison à côté de la cascade, où un gnome taille parfois des pierres.

MessageSujet: La Citrouille Balafrée : histoire de campagne   Lun 13 Juil - 17:07

Il était une fois un jeune con. Tout le monde sait comme j'aime les introductions de ce genre.
Ce jeune con avait, malgré les apparences, pris en main de la volonté et du courage afin de se rendre utile, et de profiter des richesses du monde.
Peut-on appeler la récolte des fruits les richesses du monde ? Si on veux, huit heures pas jour : ce jeune con s'était mis au service d'un fermier.

Du matin au soir, il s'adonnait à la cueillette des framboises, activité qui semble coquette, mais non moins fatiguante, demandant du soin et de l'attention. Ce qui était particulier, c'était la façon de ce jeune con d'observer, avec tendresse, n'est-ce pas, les petites coccinelles rondelettes et brillantes qui se promenaient le long des tiges des feuilles, ou bien qui offraient un tableau simple et coloré en s'endormant su les feuilles vertes et claires, alors que la rosée scintillait au bout des brins d'herbes, aux rayons du soleil de huit heures, dans les champs.
Et c'est par ce biais qu'en recueillant par centaines les framboises - et en en mangeant, avec pas mal de pucerons, en prime - que ce jeune con s'imaginait être lui-même une de ces coccinelles insouciantes ; comme cela lui aurait été plaisant, quel formidable épanouissement !

Mais ce fût lorsqu'il prît la binette pour retourner la terre à pleines poignées qu'il prît conscience des malheureuses coccinelles ensevelies dans un macabre désert de terre et de cailloux. A coups de binettes, les pauvrettes étaient frappées, propulsées, écrasées... enterrées. Le jeune con pouvait contempler le terrible spectacle de celles qui, ayant tout pour nous traduire la joie et la fraîcheur de vivre (Hallybabwood chewing... SBAF !), qui ne se promenaient alentour que pour se nourrir en paix des insectes qui rongeaitn les pieds de courgettes, arrachées à la douceur des jours tranquilles.
Il en passa ainsi, des jours dans les champs, à admirer le soleil éveiller la nature, les étendues verdoyantes, à le voir se coucher alors que le ciel pur, enjolivé de quelques couches de tendres nuages de pluie, soufflait un vent soyeux sur l'horizon, il chantait la campagne...

Vînt à nouveau un de ces soirs de labeur, où les nuages clairs se perdaient dans l'immense azur, où l'étendue des champs de blés prolongeait la profondeur du ciel, aussi loin que pouvait briller une étoile s'étiolant au relais de l'infini. Ce fût à ce moment que ce jeune con s'imaginait être un oiseau, un petit rejeton céleste virevoltant au creux de l'air. Il observant rêveur les oisillons survoler les cultures de maîs pour se fondre dans les bosquets forestiers, au loin. Mais quel nouveau désarroi il rencontra lorsque les machines volantes vînrent rompre ce doux spectacle. Les carlingues ailées, sorties d'on ne sait quelles industries gobelines, passaient au dessus des champs dans un ronflement triomphal, disposés en flèche, en triangle, pour une célébration quelconque (à dire vrai il s'agissait des 220 ans de la rebellion d'un peuple ancestral débutée dans la dévastation d'une célèbre prison du pays) : les pauvres moineaux ont trouvé un moyen de se diviser en plusieurs fois chacun. Déplorable.

Alors, reprenant son labeur laborieux, le jeune con se languissait, et songeait qu'il était à sa place, à la bonne place. Cependant il reçut une visite assez incongrue. Un pauvre vagabond, ou peut-être un fermier, ou un paysan anodin, semblait traverser les champs, dans une direction indéterminée (vraisemblablement il changeait souvent de direction, il ne paraissait pas avoir de but précis). L'individu, à l'expression ingénue, mais à l'air totalement inoffensif et crédule s'approcha du jeune con, en plein milieu des cultures, pour lui déclarer d'une voix nasale :
"Tchili voun zclabu rabounn..."
Le paysan répéta cette phrase deux fois encore, sur un ton interrogatif. Puis partit, avec un léger sourire constamment affiché sur son visage simplet.

Et ce ne fût que lorsqu'il reçût une explication de la part du fermier, qu'il réalisa enfin, le coeur plein d'espoir, vivifié par la brise crépusculaire qui donnant à l'or des blés son charme : "C'est ainsi que j'aimerais vivre, comme ce type là, ni où aller, ni où chercher : un type qui cherche un prunier !"

Et ce que je ne vous ai pas dit, mais vous l'aurez sans doute deviné, c'est que ce jeune con, ce n'est rien moins qu'Aklatan, bien sûr !.......STABAF !

-Eïheeu ! Ca fait deux fois, en plus du clin d'oeil à Hallybabwwod ! Tu te vexe vites, Aklatan. Fais pas gaffe, c'est qu'une histoire bidon ; ça te connait les histoires bidon, hein ?

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